Ecritures
Posté le 17.06.2008 par angelisa
A ce soir à jamais
Ce n’est pas du délire
Ce n’est pas du poison
Dans nos nuits on respire
A l’unisson
C’est le même velours
Qui nous tuerait
Caressant et parfait
C’est le même velours
Qu’avec le même amour
On toucherait
C’est juste du délire
C’est juste du poison
Rien de grave rien de bon
Seulement nos raisons
Qui chavirent
Sous l’abandon
Abandon de nos corps
Abandon de nos sens
Nos rêves se balancent
Entre nuit et espoir
Toujours toujours il faut lutter
Et toujours résister
Juste un petit délire
Juste un peu de poison
On se hait on soupire
A l’unisson
On se hait et on s’aime
Ce n’est jamais pareil
Tu n’es plus là quand je me lève
Et ça me fait sourire
A ce soir ou bien à jamais
Je ne sais pas. Tu n’en sais rien.
Ce serait nos destins
Qu’on embrouille qu’on défait
Je joue avec. Tu joues. C’est tout.
C’est Tout et tellement léger
C’est comme l’image qu’on a de nous
Si floue
Si éthérée.
Angelisa
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Posté le 18.01.2008 par angelisa
Au bout des nuits…
Et sous tes mains bouge mon corps
Et sur ma peau glisse la tienne
Deux bateaux qui se reconnaissent
Au bout des nuits
Dans ces brouillards qui font les rêves…
Et sur ta peau glisse mes mains
Et ton corps bouge contre le mien
Ainsi passent les rêves
Jalonnant le sommeil le sommeil assassin
Qui fuit dans tes mains dans mes mains
Et laisse à nos ventres à nos bras
Mêlé à la marque des draps
Le bleu des mémoires amoureuses
Angelisa
Posté le 02.07.2007 par angelisa
Je n'ai pas de bataille. Je n'ai pas de héros.
A quoi sert d'être là, d'avoir des noirs, des failles,
Les yeux pleins d'eau ?
Il n'y a pas de bataille. Il n'y a pas de héros.
Le monde est ce qu'il est. Souvent pire. Des fois mieux.
Ca fait ce que ça peut
Tu es là et je t'aime. On serait des pendules
Là, toujours en balance. On est mieux ? On est deux.
C'est déjà ça et ça, on veut.
Je n'ai pas de bataille. Je n'ai pas de héros.
Je suis juste une femme, je suis une planète
Le feu l'air l'eau la terre
Ca vit en moi et je n'attend rien
Il n'y a pas de bataille, il n'y a pas de héros
Tu me manques ? C'est pas grave. Tu es. Tu reviendras.
Tu seras là.
Toi quand je te regarde j'y vois comme un espoir
Une espèce de lueur. Du blanc. Du noir.
De l'absolu ? Putain de vie
Putain d'espoir.
Faut toujours qu'il soit là même dans le pire des cas
Faut toujours qu'il chantonne au creux des heures sombres
Qu'il préserve la vie même si elle ne vaut rien
Ou moins que rien
Angelisa
Posté le 17.06.2008 par angelisa
Côte à côte
Tu vis là à côté de moi
Mieux
On vit dans la même maison
On partage le même espace
On s’aime
On aime
Cette chose de nous
Que l’on retrouve en l’autre
On aime les fragilités
Qu’on ne montre jamais
Parce qu’on serait tué
Si les autres savaient
On aime tant de choses
Qu’on ne sait plus très bien
A qui se fier
On ne sait plus très bien
Comment s’aimer
Comment aimer
Angelisa
Posté le 23.02.2008 par angelisa
Cuisine…
Au fond de ma cuisine
Tout se trame et se signe
Les contrats les partages
Les affaires de mariage…
Tous les papiers caressent le ventre des bassines
Les bras des lourdes poêles tout encroûtés de noir
Tant d’années de cuisson
De plats à se damner
De sauces à mourir
De recettes volées incroyables assassines
Et les papiers caressent le ventre des bassines…
N’oublie pas dit la voix
N’oublie pas que ce soir
Tu as un invité
Empoigne tes chaudrons tes chaudrons de sorcière
Et dans tes mains expertes fais danser tes cuillers
Prépare le contrat prépare le repas…
Et valsent les couvercles et tournent les chaudrons
Volent les casseroles et sifflent les marmites
Là dans l’enfer des bruits des odeurs des saveurs
Je vis mon paradis…
Poivre et poisons herbes et épices
Sont autant de traînées de poudre
Et de mon feu immense jaillissent des étincelles
Qui s’en vont parler aux étoiles
Ma Cuisine est la porte de toutes les magies
De toutes les diableries…
C’est là que tout se fait et que tout se défait
Je le sais bien j’invente et j’ose
Ce soir je me dépasse et j’aiguise mes lames
Je cuisine des âmes des cerveaux et des roses
Ce soir
Je dois me dépasser
Ce soir
Le Diable vient souper.
Angelisa
Posté le 23.02.2008 par angelisa
Dans la ville la nuit…
Dans la ville la nuit
Les silences habités
Tracent des mots des bruits
Et toi toi tu me suis
Dans la ville la nuit
Je ne sais où je vais
Je croise mes parcours
Je croise mes soucis
Les silences habités
Se cognent et se balancent
Ensemble l'on avance
Ensemble on s'abandonne
Traces de mots de bruits
La ville est sous la pluie
Sous une chevelure
De noir et d'incendie
Et toi toi qui me suis
Tu perds de ton armure
Tu redeviens fragile
Je te retrouve...ami.
Angelisa
Posté le 18.01.2008 par angelisa
Dans tes yeux…
Dans tes yeux il y a
Des rudesses des tendresses
Des trésors de caresses
Comme dans les yeux d’un chat
Dans tes yeux il y a
En filigrane à l’infini
Les traces de tant d’autres vies
Comme dans les yeux d’un chat
Dans tes yeux il y a
L’or en éclaboussures
En murmures en brisures
Comme dans les yeux d’un chat
Dans tes yeux il y a
En musique le Mystère
En matière la Lumière
Comme dans les yeux d’un chat
Transparence du cristal
Et reflets d’une étoile
Tes yeux sont mes soleils
Mes signes particuliers
Dans tes yeux il y a
Image renversée
Lorsque tu me regarde
Moi, étoile dorée
Et tournent les soleils
Et tourne la lumière
Les yeux des chats ont l’air
D’avoir une mémoire
Sortie de l’ordinaire
Mémoire de galaxies
Anciennes
Dans tes yeux il y a
Un mélange de tout ça
Et cet air que tu as
D’être juste pour moi…
Dans tes yeux il y a
Les couleurs les courants
Et le cristal vivant
Volé aux yeux d’un chat
Angelisa
Posté le 17.06.2008 par angelisa
Déchirures
Des os brisés
Des chairs brûlées
Tout ça à la terre mêlé
Des visages sans corps
Et des corps sans repos
C’est là que la magie opère
On part dans les étoiles
Là ou tout se rejoint
Là ou tout se rallie
Là où cognent les mondes
Overdosés
Je me fiche de pleurer
Je me fiche d’avoir mal
Il y a pire que la douleur
Il y a pire que le mal-être
En ce monde ou Rien
Rien n’est jamais assez.
Angelisa
Posté le 18.01.2008 par angelisa
Et tu étais…
Je ne sais pas d’où ça venait
D ‘un caprice de la lumière
Un fier mélange d’ambre et de chair
Tu étais juste comme un ange
Ca m’a tuée
Je ne sais pas d’où tu tenais
Ce regard d’eau mêlé de verre
Ce regard de pure lumière…
Tout mon noir ébloui
Tuée ma vie
Tu étais juste comme un ange
Un peu d’or accroché à la première étoile
Ou bien descendu d’elle ?
Mais tu étais.
Angelisa
Posté le 18.01.2008 par angelisa
Je suis vieille comme le monde…
Je suis vieille comme le monde.
Rien de ce que tu diras
Ne pourras me surprendre
Je sais tout des humains
De cette sale race…
Et puis…
Il faut que je te dise …
Ecoute. Ecoute bien.
Il est des adversaires dignes de moi
Comme l’eau. Le feu. Le vent.
Des puissances que rien n’étonne !
Mais toi… qui n’est qu’un homme…
Angelisa