Ecritures
Posté le 31.10.2007 par angelisa
VENT DE LA PASSION
Ta chair qui entre dans ma chair
Ca fait de la lumière
Une idée de lumière spéciale
Douce-amère
De la chair. Peaux sensitives. Différences.
Fusions ! Du champagne qui monte à la tête
Des idées qui éclatent là là dans les silences
Pleins de respirations
C’est le Vent sous les chairs les vides balisés
C’est le Feu sous la Terre…
Tout flambait là-dessous mais c’est de l’eau qui coule
Le Vent la sèche le Vent nous saoûle
On devient si léger… une feuille dans la brise
Déccrochée de sa branche
On est de si petites choses
A peine des êtres à peine des bêtes
On aime la vie on aime les roses
Et le Vent qui les berce… on dit comme c’est joli !
On admire on sourit…
Car le Vent c’est la Vie !
Et nos vies sont du vent ?
Angelisa
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Posté le 01.06.2008 par angelisa
Rôdeur…
A l’approche de la nuit tu boucles ta maison
Et si tu le pouvais tu bouclerais ton corps
Ton cœur et ta raison
A triple tour et sans remords…
Tu n’as pas tort : je suis dehors.
Là là tout près. On m’appelle rôdeur
On m’appelle maraudeur on m’appelle voleur
C’est l’Heure de la Magie. Si, si.
Tout ce que je vois est à toi ?
Tout me saute aux mains ? C’est à moi !
N’oublie jamais jamais ceci
Là où tu crains le noir, je vis la féérie
A l’approche de la nuit je hante les jardins
Les couloirs des châteaux et les chemins de ronde
J’y trouve des cachettes des fioles des parchemins
Moi je suis un pirate un prince un aigle noir
Tu ne sais pas. Oh c’est si beau
De trouver un trésor
Pas forcément de l’or
Mais des choses ou des filles…
Fasciné tu regardes
Les regarde dormir
Et puis tu les enlèves
Ca c’est du rêve…
N’oublie jamais, jamais ceci
Là où tu crains le noir, je vis la féérie
On ne m’attrape pas
J’ai des ailes aux talons
Je suis comme un démon
Je vole et tout m’enivre
Rappelle-toi ceci :
Ce que je regarde est acquis…
Aux murs des forteresses comme aux murs des prisons
Je grave mon nom.
J’ouvre les portes j’arrache les barreaux
Dieu que c’est beau
Et Dieu que je suis riche
Je te donne mon butin si tu en as besoin
Je ne garde rien.
Je n’aime pas posséder.
Juste voler, juste rôder.
Angelisa
Posté le 29.01.2008 par angelisa
Sorcières !
Dans ces contrées sauvages
Pleines de superstitions
Quelle est la valeur de la vie
Ces pays ou les rages
Se rallient aux démons…
Dis-moi, que vaut la vie ?
Des filles disparaissent et des enfants aussi
On chuchote que leur sang
Sert aux sorcelleries…
L’épervier a tourné et les vautours aussi
On chuchote sous le vent
On chuchote des rites…
Dis-moi que vaut la vie
Dis-moi que vaut le sang?
Le ciel se charge de nuages
Rouges de l’assouvissement…
A force de courir
Brûlent les pieds des filles
Et les yeux des enfants
Ces contrées sentent la mort les silences pesants
Mieux vaut les contourner
Sans lever le regard de peur d’être gibier
Les ondes sont si longues et on est si fragile…
Oh le monde ! monde hostile
Dis-moi… Que vaut ma vie ?
Angelisa
Posté le 02.07.2007 par angelisa
Sais-tu que les cailloux troués
Sont les présents des fées ?
Sais-tu qu'avant le crépuscule
Elles dansent aux étangs ?
On les prend pour des libellules...
Angelisa
Posté le 23.02.2008 par angelisa
Tailleur
On me dit le tailleur
Je taille les habits
Et si je le pouvais
Je taillerais les corps
A coups de hache
A coups d’épée
Moi à coups de ciseaux
Je taillerais les peaux…
Peaux d’homme et peaux de femme
Peaux de bêtes c’est pareil
Je taille et je retaille
Faut que ça aille…
J’y passe mes jours mes nuits
J’y passe toute ma vie
Ils grossissent ils maigrissent
Je les suis…
Moi je suis le tailleur
Tailleur de corps d’habits de corps
Hache épée et ciseaux
Toutes ces lames
Dieu que c’est beau…
Ils étaient laids. Les voilà beaux.
Je ris et je me dis
Que le monde est stupide
J’aiguise mes épées
J’aiguise mes ciseaux…
Tailleur d’histoire… celle de ta vie
Tailleur d’un corps à se damner
D’un sourire à tuer
Tout tout a éclaté
Mes habits et mon âme
Mes idées…
Parce que je t’ai connue
Et tout réinventé
Une garde-robe entière
Tout ce que tu préfères…
Je t’aime. C’est sûr.
Tu parles… Moi je te taille
Une vie sur mesure.
Angelisa
Posté le 04.07.2007 par angelisa
Sous le cri du vautour
Sous la patte du loup
Là aux herbes couchées
C'est une aile brisée
Une chute un silence
Les arbres à l'envers
Et puis le Grand Mystère
Le chemin des partances
Sous le cri du vautour
Sous la patte du loup
Là aux herbes couchées
Une nuque cassée
Coup de vent coup d'orage
C'est un remue-ménage
Une flamme qui danse
Un horizon bouché
Une forêt si vieille
Que ses troncs sont des pierres
Pleine de cris de vautours
Et de pattes de loups
Et aux herbes couchées
Tout est brisé, brisé
C'est le cri du vautour
C'est la patte du loup...
Angelisa
Posté le 10.07.2007 par angelisa
Voici venu le Temps du Vent le Temps des Hyènes
Hurlantes noircies de rage voici venu le Temps
Des sourdes inquiétudes
Est-ce un orage ces bruits de glaives et de bataille
Ces feux aux bois fous et oranges jetant leurs ombres
Dansantes au long des murs voici venu aussi
Le Temps des gens maudits
Maudit sois-tu vent fou qui passe pousse et chamboule
S'enroule à toi s'enroule à moi se roule à terre
Comme une bête ivre puis saute dans nos têtes
Puis tombe dans nos veines
Voici venu le Temps des ravages et des sangs
Versés et mélangés que le vent va sécher
Voici venu le Temps des idées assassines
Tout se marbre de rouge de longues cicatrices
Tout passe ? Tout passe. Le Vent pousse le Temps
Inéluctablement.
Angelisa
Posté le 23.02.2008 par angelisa
Vérités…
Je te touche et à chaque fois
Quelque chose en moi se révolte
S'illumine
Du bout de ma colère
Est née ma vérité
Je t'enlace et à chaque fois
Il pleut de l'or dans mon ciel noir
Alors brillent tous les miroirs
De vérité
Je t'embrasse et à chaque fois
C'est comme si tu n'osais pas
Lire dans mon regard
Ma vérité
On fait l'amour comme on se noie
C'est du velours c'est de la soie
Ca nous libère des pourquoi
Des vérités
Etre libre et aimer
On ne sait pas la chance qu'on a
Il faut toujours que l'on complique
On ne sait rien... on en mourra
Je te touche et à chaque fois
Quelque chose en moi se rallume
En ce quelque chose je crois
Je sais
Je vois
Angelisa
Posté le 29.01.2008 par angelisa
Y croire encore…
Il paraît que la terre se meure
Que l’herbe devient rouge
Il paraît que je te ressemble
On est des anges
Il paraît mais je ne saurais
Dire si la terre est aux abois
La vie est une grande chasse
Entend les cris des loups
On est des fous
Il paraît que le monde a heurté quelque chose
Et l’éther déchiré jamais ne fermera
Son immense blessure il paraît que les roses
Meurent de plus en plus vite mais reste la beauté
De les savoir écloses
Il paraît que l’on s’aime là au creux de la nuit
Chauds de lumière, sans faire de bruit
Il paraît que la vie est une forêt d’épines
Il paraît que je t ‘aime et que j’y crois encor
Il paraît que la mort
Sera douce, si douce
Sans bris et sans secousse…
Il paraît.
Angelisa