Ecritures
Posté le 17.06.2008 par angelisa
Jour d’hiver
Jour d’hiver terre gelée
Terre en guerre terre en sang
Pour l’amour c’est jamais
C’est le dégoût du temps
Alors pourquoi je t’aime
Pourquoi je t’aimerai
Alors pourquoi le sang
Ses traces dans le temps
Ses traces à notre peau
Jamais je ne saurai
Jamais ne trouverai
Autre chose que du vent
Que du vent…
Et ça me fait souffrir que tu lises mes lettres
Ca me fait peine ça me fait mal
Oh ça me rend malade
Comme ces paysages
Qui dépassent le beau
Dépassent tous les rêves
Tous les mirages
Jour d’hiver terre glacée
Terre infiniment blanche
Tellement transparente
Tellement allumée
Du soleil des couchants
Et de claires silhouettes
Elles seraient des fantômes
Eh non… ce sont des hommes…
Ils ont été damnés
Ils veulent repartir
Ils veulent un peu plus
Que vivre
Ils veulent le bonheur
Ils veulent le plaisir
Ils ne sont que des hommes
En attente de vie
C’est comme un vêtement
Qu’on découdrait pour voir
Comment il est bâti
Et c’est comme le vent
Qu’on essaie d’attraper
Et ça même si l’on sait
Qu’on ne le peut Jamais.
Angelisa
--
Posté le 10.07.2007 par angelisa
J'ai écris ce texte pour mes parents qui ne sont plus de ce monde.
En particulier pour ma maman récemment disparue.
Je sais qu'ils continuent à protéger ma vie.
Juste un bruit d'ailes...
La lanterne magique est noire et cabossée
Je la pose près de moi. A mes pieds. Juste là
Et je vois...
Je vois des sentiments qui s'envolent de moi
Et puis des choses douces que je ne savais pas
C'est aussi moi...
La lanterne magique rit s'écrie et se moque
Je sens... Je sens le Monde et le delà du Monde
Et je les vois...
Je les toucherai presque si je tendais les bras
Ils sont là. Emus et lumineux. Venus juste pour moi
Ce sont Eux...
Mes êtres de lumière... de plus en plus nombreux
A m'attendre. A savoir. Ils murmurent entre eux
Ils se parlent de moi...
La lanterne magique a brûlé sa bougie
Tout redevient ténèbres tout redevient brumeux
Mais je le sais. Ils étaient Là.
Angelisa
Posté le 29.01.2008 par angelisa
L’ Ensommeilleur
Je tresse les berceaux
Sculpte le bois des lits
Et je cloue les cercueils
Je suis l’Ensommeilleur
Je n’aime que le silence
Je n’aime que les gens
Couchés et endormis
La nuit
Je hante les maisons
Et puis les cimetières
Je berce les enfants
Je ferme les paupières
Des morts et des vivants
Je suis l’Ensommeilleur
Je compte et je recompte
Des nuits toutes les heures
Ça rêve ou bien ça pleure…
Personne ne me connaît
Personne ne me voit
Mais je suis là
A la tête des lits
Aux côtés des cercueils
Je suis cette ombre qui se mélange
A celles de l’alentour
Et même s’il n’existe pas
Je fais un métier qui dérange…
N’oublie pas de parfois
M’adresser quelques mots
N’oublie pas… ton cercueil
Est ton dernier berceau.
Angelisa
Posté le 10.01.2008 par angelisa
La Faiseuse de Beauté
La peau les yeux la bouche…
Je tire et je retouche
La face des nouveaux-nés
Ils seront beaux ils seront laids
D’une terrible beauté
D’une laideur attrayante
Ils sont tous mes enfants
Je les aime
La voix les mains ange ou malin
Je me pose près d’eux je chuchote des choses
Des ordres et des idées
Et si je les prends dans mes bras
Ils seront rois
Ils seront beaux ils seront laids
Ils seront comme je les fais
Je fabrique le Monde…
Vois!
Lui vit sur son tas d’or laid comme une gargouille
Elle erre dans les rues plus belle qu’une fée
Et légère si légère de ne rien posséder…
Je la croise la regarde et la garde
Elle est à moi
Elle est de moi
Je chuchote que le Monde
Est un collier de perles
Chaque perle est un être
Et chaque être est de moi…
Vois comme tous me regardent
Il devient beau elle devient laide
Oui mais… ce sont Mes Perles
Mes Perles à Moi Moi la Faiseuse
La Retoucheuse
La Folle de Beauté.
ISA
Posté le 10.02.2008 par angelisa
La mort lente
Elle demande des vivres et je n’ai que mon corps
Elle joue aux devinettes et mon esprit est faible
Je ne sais pas répondre. Elle m’aime. Me crucifie.
Elle demande ma vie
Je bois à sa santé. J’ai le Temps. Tout Son Temps.
Le temps qu’il lui faudra pour me prendre mon âme
Elle sourit ? Je souris. Je brise mes épées
Sous son nez
Elle demande de l’or, celui de mes artères.
Je ne la vois pas. N’y crois pas. Ne sais pas.
C’est à peine si je sens ses mains froides à ma nuque
Et en haut de mes bras
Elle demande es-tu prête ? Je suis venue pour toi
Je ris comme jamais oh jamais je n’ai ri
Autant que ce jour-là.
Angelisa
Posté le 31.10.2007 par angelisa
LA TRAVERSEE DE LA NUIT
Tu dors.
Alors ils viennent.
Il y a ceux du rêve et ceux du cauchemar
Et ils se battent entre eux
Pour faire de ta nuit une eau tranquille…
Un marécage…
Il y a leurs mains blanches
Il y a leurs mains noires
A quoi se retenir ?
De quoi se détacher ?
Tu dors.
Eux sont là à hurler.
Ils ne pardonnent rien
Pas le moindre regard
Pas le moindre faux-pas
Leurs yeux sont des miroirs et leurs miroirs des puits
Ils te soufflent des mots et puis des choses à faire
Tu marches sur ton fil…
Tu dors.
Tu dors ?
Tu vogues et eux combattent
Tu leur prend leurs odeurs, leur rage et leurs couleurs
Tu coupes leurs chevelures
Tu voles leurs armures
Et de Fer et de Sang
Tu remontes le Temps…
Tu te réveilles VIVANT.
Angelisa
Posté le 10.01.2008 par angelisa
Le meneur de loups
La meute me suit, me garde, et m’ouvre le chemin
Elle fait l’étoile autour de moi
Mon regard est de braise et j’ai les cheveux rouges
Je suis meneur de loups
Ce qu’ils ignorent tous ? Mais je suis une fille !
Enfant des loups et des magies
Ils ont raison de se méfier
Lorsqu’ils voient mon bâton sorcier
Mes pupilles sont rouges ma longue pèlerine
Cache tous mes secrets. Je sais les retrouver
Eux. Tous les égarés. Les sortir des forêts
Mes loups les ramènent chez eux
Si je le veux…
Je le trouve sur une souche hébété de fatigue
Mes yeux venus d’ailleurs l’ effraient c’est comme si
Je lui donnais des coups
Alors je le regarde alors il me regarde
Il a peur si je ris si je me tais il crie
Puis il ouvre la bouche
Demande qui je suis…
Je suis meneur de loups. Je te ramènerai
Ou bien je te perdrai…
Anglisa
Posté le 10.01.2008 par angelisa
Le Passeur
Moi je suis le Passeur je suis le Haut Gardien
De la porte des âmes. Je suis le destrier
Que tu enfourcheras
Tu ne me connais pas. Tu me reconnaîtras
On ne me voit qu’une fois. J’ai parfois une barque
Parfois je suis cheval parfois j’ai robe grise
Ou encor robe noire
Moi je suis le Passeur roi du dernier voyage
Passeur d’entre les mondes. Choisis, tu as le droit
Mais ne te trompe pas.
Tu ne me connais pas. Laisse aller. Détends-toi.
Laisse tomber tes chagrins abandonne ton corps
A mes bras à mes mains… je suis doux je suis beau
Je suis venu pour toi
Moi je suis le Passeur je t’ouvrirai la porte
Et j’accompagnerai tes nouveaux premiers pas
La mort est re-naissance. Souris-moi. Aime-moi
Et tu verras…
Ca ira.
Angelisa
Posté le 18.01.2008 par angelisa
Les filles de pleine lune
Là
Dans les bruits du silence
Bien au-delà des sens
Parle une douce voix
Là
Je suis une fille de pleine lune
Je suis bien et je veux le mieux
Pour ma si tendre solitude
C’est une nuit si douce une nuit de printemps
Nuit du début des temps
Les ténèbres sont là
Mais tout en transparences
Là
Les filles de pleine lune ont du noir aux cheveux
Et des robes légères, d’ombre évidemment…
Sombres… mais si joliment
Les filles de pleine lune ont les doigts pleins de suie
Sur la peau ça ne laisse
Qu’une poudre irisée
Comme celle que l’on garde
De l’aile d’un papillon
Pour l’avoir effleurée…
Angelisa
Posté le 31.10.2007 par angelisa
Vent d’Amour
Le vent me souffle que tu m’aimes
Le vent me pousse dans tes bras
Le vent me décroche de toi
Parfois
Le vent nous mène loin nous emmène
Nous ramène l’un contre l’autre bande nos yeux
Casse nos cœurs nous fait tourner danser hurler
On se sourie le vent nous pousse on dit va t’en le vent nous perd
Souvent
Le vent te souffle que je t’aime
Le vent te pousse dans mes bras
Le vent le vent t’arrache à moi
Parfois
Et se poursuit la danse la danse de nos vies
Le vent donne des coups te vole à moi me vole à toi
Qu’importe ! Je ne t’oublie pas Lui hurle à mille voix
Tous ces mots que jamais jamais on ne se dira
Et là
Le vent me souffle des je t’aime
Des chants et des envoûtements
Je file autour de toi des toiles invisibles
Je ne te perdrai pas Je demeure et je suis
La Fille du Vent
Angelisa