Posté le 10.02.2008 par angelisa
Voici mon dernier tableau.
Du rouge, du noir, totale passion.
Tags sur les murs, tags dans les coeurs.
Et, toujours, un petit vêtement, pour dire quoi ?
Je suis là...
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Posté le 10.02.2008 par angelisa
La mort lente
Elle demande des vivres et je n’ai que mon corps
Elle joue aux devinettes et mon esprit est faible
Je ne sais pas répondre. Elle m’aime. Me crucifie.
Elle demande ma vie
Je bois à sa santé. J’ai le Temps. Tout Son Temps.
Le temps qu’il lui faudra pour me prendre mon âme
Elle sourit ? Je souris. Je brise mes épées
Sous son nez
Elle demande de l’or, celui de mes artères.
Je ne la vois pas. N’y crois pas. Ne sais pas.
C’est à peine si je sens ses mains froides à ma nuque
Et en haut de mes bras
Elle demande es-tu prête ? Je suis venue pour toi
Je ris comme jamais oh jamais je n’ai ri
Autant que ce jour-là.
Angelisa
Posté le 10.02.2008 par angelisa
Un tableau en hommage à ma maman qui adorait la couture.
C'était une vraie créatrice.
Elle a coupé et cousu plein de vêtements pour ses trois enfants.
Et je ne parle pas des pulls et des chaussettes tricotés machine.
Epoustouflant.
Pour toi, maman.
Posté le 10.02.2008 par angelisa
Une autre photo d'Augustin parce qu'il est trop beau et que je suis gâteuse.
Posté le 10.02.2008 par angelisa
Augustin a bien grandi.
Type : ratus norvegicus, dit surmulot.
Poids actuel : 275 grs de total bonheur.
Posté le 10.02.2008 par angelisa
Quelle en est la signification ?
Je ne sais pas vraiment.
Un doute, une question, une croix sur quelque chose d'angoissant...
Je ne sais pas vraiment.
Posté le 29.01.2008 par angelisa
Sorcières !
Dans ces contrées sauvages
Pleines de superstitions
Quelle est la valeur de la vie
Ces pays ou les rages
Se rallient aux démons…
Dis-moi, que vaut la vie ?
Des filles disparaissent et des enfants aussi
On chuchote que leur sang
Sert aux sorcelleries…
L’épervier a tourné et les vautours aussi
On chuchote sous le vent
On chuchote des rites…
Dis-moi que vaut la vie
Dis-moi que vaut le sang?
Le ciel se charge de nuages
Rouges de l’assouvissement…
A force de courir
Brûlent les pieds des filles
Et les yeux des enfants
Ces contrées sentent la mort les silences pesants
Mieux vaut les contourner
Sans lever le regard de peur d’être gibier
Les ondes sont si longues et on est si fragile…
Oh le monde ! monde hostile
Dis-moi… Que vaut ma vie ?
Angelisa
Posté le 29.01.2008 par angelisa
Y croire encore…
Il paraît que la terre se meure
Que l’herbe devient rouge
Il paraît que je te ressemble
On est des anges
Il paraît mais je ne saurais
Dire si la terre est aux abois
La vie est une grande chasse
Entend les cris des loups
On est des fous
Il paraît que le monde a heurté quelque chose
Et l’éther déchiré jamais ne fermera
Son immense blessure il paraît que les roses
Meurent de plus en plus vite mais reste la beauté
De les savoir écloses
Il paraît que l’on s’aime là au creux de la nuit
Chauds de lumière, sans faire de bruit
Il paraît que la vie est une forêt d’épines
Il paraît que je t ‘aime et que j’y crois encor
Il paraît que la mort
Sera douce, si douce
Sans bris et sans secousse…
Il paraît.
Angelisa
Posté le 29.01.2008 par angelisa
L’ Ensommeilleur
Je tresse les berceaux
Sculpte le bois des lits
Et je cloue les cercueils
Je suis l’Ensommeilleur
Je n’aime que le silence
Je n’aime que les gens
Couchés et endormis
La nuit
Je hante les maisons
Et puis les cimetières
Je berce les enfants
Je ferme les paupières
Des morts et des vivants
Je suis l’Ensommeilleur
Je compte et je recompte
Des nuits toutes les heures
Ça rêve ou bien ça pleure…
Personne ne me connaît
Personne ne me voit
Mais je suis là
A la tête des lits
Aux côtés des cercueils
Je suis cette ombre qui se mélange
A celles de l’alentour
Et même s’il n’existe pas
Je fais un métier qui dérange…
N’oublie pas de parfois
M’adresser quelques mots
N’oublie pas… ton cercueil
Est ton dernier berceau.
Angelisa
Posté le 18.01.2008 par angelisa
Les filles de pleine lune
Là
Dans les bruits du silence
Bien au-delà des sens
Parle une douce voix
Là
Je suis une fille de pleine lune
Je suis bien et je veux le mieux
Pour ma si tendre solitude
C’est une nuit si douce une nuit de printemps
Nuit du début des temps
Les ténèbres sont là
Mais tout en transparences
Là
Les filles de pleine lune ont du noir aux cheveux
Et des robes légères, d’ombre évidemment…
Sombres… mais si joliment
Les filles de pleine lune ont les doigts pleins de suie
Sur la peau ça ne laisse
Qu’une poudre irisée
Comme celle que l’on garde
De l’aile d’un papillon
Pour l’avoir effleurée…
Angelisa