Posté le 08.07.2007 par angelisa
Léonor admirait et adorait les chats.
Avec elle, les humains finissent toujours par leur ressembler.
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Posté le 08.07.2007 par angelisa
Voici un tableau de Léonor.
Il se nomme "L'élue de la nuit" (130 x 73).
Il date de 1986.
Posté le 08.07.2007 par angelisa
Voici le portrait de Léonor.
Inquiétant et d'un noir surréalisme.
Un visage aux chairs rongées, passionné.
Un regard qui vous transperse.
Posté le 08.07.2007 par angelisa
J’aimerai vous parler d’une femme peintre que j’apprécie énormément.
Elle se nomme Léonor FINI.
Elle était passionnée de dessin et vouait aux chats un amour exclusif.
Léonor a dit :
« Pour moi, la réalité, le quotidien peuvent se révéler étranges et même merveilleux ;
il suffit d’ouvrir les yeux et de porter sur les choses un regard attentif pour qu’il n’y ai plus de phénomènes « habituels » ou explicables. »
Elle est née à Buenos Aires en 1908, enfant unique d’une mère triestine (d’ascendance slovène et allemande) et d’un père argentin (d’ascendance italienne et espagnole) . Après la séparation de ses parents, sa mère l’a emmenée, âgée d’un an, à Trieste où elle passa son enfance dans un milieu de bourgeoisie cultivée.
A 17 ans, elle quitta Trieste et après un court séjour à Milan, s’établit à Paris peu avant la dernière guerre. Elle n’a jamais fait d’études de beaux-arts.
« Toute ma peinture, écrivait Léonor en 1970, est une autobiographie incantatoire d’affirmation ». Que ce soit à Paris ou au cours des trois mois d’été qu’elle passe dans sa maison en Touraine, elle peint tous les jours, l’après-midi, pendant quatre ou cinq heures . Pourtant, elle ne termine jamais plus de dix toiles par an, en raison des exigences techniques de son travail, et moins encore quand elle accepte des commandes de portraits, jusqu’à la fin des années 1950.
Si, arrivée au terme d’une série qui l’avait stimulée, elle s’interrompt de peindre, elle passe au dessin, où son trait est rapide, nerveux, spontané. Dans les rares moments d’arrêt d’une expression plastique, elle a toujours écrit, avec une rapidité qui rapproche son écriture « littéraire » de celle du dessin. Elle n’a publié ses textes (dont 3 récits) qu’à partir de 1973.
Elle a créé de nombreux décors et costumes pour l’opéra, le ballet et le théâtre, ainsi que des costumes pour le cinéma.
Léonor a continué de peindre jusqu’à la fin de sa vie.
Posté le 04.07.2007 par angelisa
Sous le cri du vautour
Sous la patte du loup
Là aux herbes couchées
C'est une aile brisée
Une chute un silence
Les arbres à l'envers
Et puis le Grand Mystère
Le chemin des partances
Sous le cri du vautour
Sous la patte du loup
Là aux herbes couchées
Une nuque cassée
Coup de vent coup d'orage
C'est un remue-ménage
Une flamme qui danse
Un horizon bouché
Une forêt si vieille
Que ses troncs sont des pierres
Pleine de cris de vautours
Et de pattes de loups
Et aux herbes couchées
Tout est brisé, brisé
C'est le cri du vautour
C'est la patte du loup...
Angelisa
Posté le 03.07.2007 par angelisa
Je vous présente un second tableau, réalisé lui aussi en technique mixte.
Posté le 02.07.2007 par angelisa
Sais-tu que les cailloux troués
Sont les présents des fées ?
Sais-tu qu'avant le crépuscule
Elles dansent aux étangs ?
On les prend pour des libellules...
Angelisa
Posté le 02.07.2007 par angelisa
Voici une de mes oeuvres
(technique mixte)
Posté le 02.07.2007 par angelisa
Je n'ai pas de bataille. Je n'ai pas de héros.
A quoi sert d'être là, d'avoir des noirs, des failles,
Les yeux pleins d'eau ?
Il n'y a pas de bataille. Il n'y a pas de héros.
Le monde est ce qu'il est. Souvent pire. Des fois mieux.
Ca fait ce que ça peut
Tu es là et je t'aime. On serait des pendules
Là, toujours en balance. On est mieux ? On est deux.
C'est déjà ça et ça, on veut.
Je n'ai pas de bataille. Je n'ai pas de héros.
Je suis juste une femme, je suis une planète
Le feu l'air l'eau la terre
Ca vit en moi et je n'attend rien
Il n'y a pas de bataille, il n'y a pas de héros
Tu me manques ? C'est pas grave. Tu es. Tu reviendras.
Tu seras là.
Toi quand je te regarde j'y vois comme un espoir
Une espèce de lueur. Du blanc. Du noir.
De l'absolu ? Putain de vie
Putain d'espoir.
Faut toujours qu'il soit là même dans le pire des cas
Faut toujours qu'il chantonne au creux des heures sombres
Qu'il préserve la vie même si elle ne vaut rien
Ou moins que rien
Angelisa